Tant que ce qui est gratuit posera un problème à notre système économique, ce système économique sera notre principal problème, et celui de notre environnement. Les milieux alternatifs ne s’y sont pas trompés avec leur slogan « le monde n’est pas une marchandise ». Si tout devient capitalisable même la biodiversité des milieux naturels, si tout prend valeur marchande, y compris l’air que l’on respire ou le CO² non-produit (eh oui ! vendre du non existant !), si l’on peut tout breveter jusqu’à la couleur d’une tomate, l’humain a du souci à se faire : car il n’y a plus de place pour le Bien commun, et sans doute pour le Bien tout cours, remplacé par une course aux biens quantifiables, consommables, et surtout appropriables. Le choix du PIB contre le BUM, du Produit intérieur Brut contre le Bonheur Universel Maximum. Le choix de l’Ego en somme, sauf que, par définition, dans l’Ego, il n’y a la place que pour 1. Mais sans doute, comme dans toutes les histoires d’Ogre, chacun compte bien être celui, plus malin, qui ne sera pas dévoré.

Petit Poucet, combien de cailloux crois-tu qu’il te faudra pour t’en sortir vivant ?

photos 186

Publicités