Baromètre de l’insondable

L’agriculture raisonnée, c’est un peu comme un mauvais chenapan à qui on doit en permanence tirer les oreilles sans que cela change grand chose à son comportement.
L’agriculture raisonnable, la seule, s’appelle agriculture biologique. Elle est durable, locale, sociale, et sacrément plus conviviale.

Le sondage du jour, publié par ce site de notre Ministère de l’écologie théorique, du développement pas durable et de l’énergie nucléaire :
« D’après la 10ème édition du Baromètre Agence BIO/CSA, les Français sont 71% à déclarer privilégier les produits respectueux de l’environnement et/ou du développement durable lorsqu’ils effectuent leurs achats. »

Vantardise de digne gascon, un poème de par chez nous raconte :
Si la Garonne avait voulu, lanturlu,
Elle aurait pu dans sa furie,
Pénétrer jusqu’en Sibérie,
Passer l’Oural et le Volga,
Traverser tout le Kamtchatka…(*)

Hélas sans doute aurait-elle bien voulu, mais, mais… nos ménagers et ménagères d’avant ou d’après cinquante ans semblent d’environnement avoir semblables rêves de Garonne… Car de ces 71% plein de promesses, il ne s’en voit encore que bien peu dans les caddies et dans les comportements.

Ci-dessous, vue depuis le sommet du phare de Cordouan, à l’embouchure de la Gironde, ce bel estuaire de la Garonne.

Car la Garonne n’a pas voulu,
Lanturlu !
Quitter le pays de Gascogne !

Phare-Cordouan-2

(*) href= »http://geneaduclos.free.fr/garonne.htm »

Réseaux sociaux ?

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chemins et paysages 2

Facebook me donne parfois l’impression d’être le lieu d’un immense dialogue de sourds. Chacun y va pour pousser son cri, qu’il soit de joie ou d’indignation et tout le monde de s’y exprimer en même temps, sans guère se soucier de son voisin. Au final, il y règne une ambiance d’asile psychiatrique !

Une sorte de nouveau mode d’enfermement volontaire ?

Tenez, ci-dessous, partagez donc cet article avec vos amis sur facebook, ça les fera au moins marrer ! (-:

Bonnet d’âne.

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Creuse - chemin

Voilà, c’est fait. Étourdiment , en plein repas de famille, vous venez de lâcher le mot : « Indiens d’Amérique ». Et là immédiatement quelqu’un finement se permet de vous corriger :  » – oh non, il faut dire « amérindiens » voyons… » ce qui pourtant ne représente qu’une simple inversion des racines, tel bonnet blanc et blanc bonnet, donc toujours aussi anthropologiquement erroné et historiquement colonialiste, même si l’ethnonyme est – hélas ! – très officiellement admis.

Faut-il que nous soyons collectivement nombrilistes et obtus, pour nous satisfaire encore, 500 ans après Colomb, de ces appellations totalement aberrantes, qui sentent le bonnet d’âne. Ô Fâcheuses pesanteurs de la langue !

Nombreuses aéro portées

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chemins et paysages 4

Parce que j’aime ma planète, je ne suis pas près de remettre les pieds dans un avion. C’est ainsi. Et tant pis pour les voyages…
…Ou tant mieux : J’irais moins loin, moins vite mais sans doute plus près, plus profond, plus à vif, plus au coeur.

Pedibus cum jambis, on voit le monde tel qu’il est. Il y paraît d’ailleurs de moins en moins fait pour les piétons. Dans combien de lieux ne se sent-on pas à présent déplacé, incongru, hors propos si l’on va sur ses deux jambes, sans un habitacle motorisé pour nous bombarder fissa aux quatre coins de Flipper-land ?

Lu récemment sur un site professionnel : 800 aéroports régionaux seront construits au Brésil. C’est la présidente brésilienne, Dilma Roussef qui l’a annoncé à Paris, dans le cadre d’un séminaire avec des chefs d’entreprise français.

Les brésiliens comme les chinois, dans pas longtemps, pleureront leur environnement perdu, à genoux sur un désert de sable. Quand au climat, il sera déglingué pour tout le monde. RIP : Réchauffé In Pace.

PS : La forêt amazonienne est peu à peu détruite pour fournir le cuir de nos chaussures. Une pétition circule. Signez là !

Eole

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Au temps des moulins, le vent était beau ; au temps des éoliennes, n’est-il plus que pratique ? Par delà l’horizon étaient mille promesses. L’horizon se hérisse à présent, biffant le ciel, rayant l’espoir. Place au confort obèse sur fond de rectitude design des technologies de pointe. Le progrès blesse par où saigne notre humanité rebelle et hasardeuse. L’efficacité moderne triomphe, rectiligne, redresseuse des torts, torves et autres tordus, totalitaire par peur du vide, inessentielle, imbue de ses prérogatives transformatrices.

Je suis des chemins de traverse, au plus profond de moi JE SUIS ces chemins-là, las! qu’aux Grands Conseils, ne soit élus onques poètes ni jardiniers ni sages, mais vanités prospères, pourvues de bien peu d’idéal.


(Photo : « Nord Aveyron – 4 z’ânes » – Copyright 7ecologique 2010)